Article du Dauphiné Libéré (08/2013)

Article du 28 août 2013, publié par le Dauphiné Libéré Ardèche à l’occasion de l’exposition « De l’art naïf à l’art singulier » aux Vans (Ardèche – France).

 

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« Claude Uhlmann Cottet expose en ce moment une vingtaine de ses oeuvres dans le cadre des « Estivales de l’art », en compagnie de deux autres artistes, Odile Bron et Catherine Clerico.

Suisse d’origine, Claude présente d’abord ses « poyas », expression de patois suisse désignant la montée des troupeaux aux alpages, réalisés sur de vieilles planches de sapin de la région de Gruyères. Née à Genève, où elle a longtemps vécu, elle habite maintenant le nord du Gard avec son mari. Même si elle a toujours dessiné et peint, son orientation vers l’art date d’une douzaine d’années, après un stage de restauration et peinture de meubles anciens chez un maître du genre, Enrique Andres. C’est lui qui l’orientera vers les poyas, qui lui ont valu ses premiers succès.

La transhumance comme modèle

« Claude a magnifié la transhumance, cet événement ethnographique et pastoral, dans une montée harmonieuse vers le paradis », écrivait Jacques Dubois, commissaire du festival d’art naïf de Katowice pour lequel elle a été sélectionnée l’an dernier. Il ajoute : « On peut ressentir sur chaque tableau une réelle fascination et une charge poétique rendue possible grâce à son travail de perfectionniste qui trouve là sa plus pure expression ». Son installation en Cévennes semble avoir relancé son imagination dans de nouvelles directions, et ses oeuvres récentes méritent la plus grande attention, tout autant que ses poyas : fêtes de village, mariages, scènes de chasse.

Elles sont d’ailleurs réalisées sur les mêmes supports avec les mêmes mélanges de pigments, dont elle essaie de garder le secret malgré le plaisir évident qu’elle prend à l’échange. L’art naïf n’est pas un art mineur, surtout quand il s’appuie sur une si belle technique, magnifiée par l’humour et la joie de vivre de l’artiste. L’exposition mérite assurément le détour, et qu’on s’y arrête… »

 

Le Dauphiné Libéré Ardèche